Résumé des Principaux Instruments de l'ONU

Ci-dessous, vous trouverez un court résumé du contenu des instruments principaux des droits de l'Homme de l'ONU . Cliquez dessus pour en avoir le résumé.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948)
ICESCR

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966)

ICCPR Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966)
CAT Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants  (1984)
CEDAW Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (1979)
Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes
ICERD

Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1966)

CRC
ICPRMW Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille( 1990)
Convention relative à l'esclavage
Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
 


Visitez le site de HCHR pour avoir une liste complète des instruments


Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948)


La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comprend un Préambule et 30 articles, visant les droits de l'Homme et les libertés fondamentales auxquelles tous les hommes et femmes peuvent prétendre, sans distinction d'aucune sorte. La Déclaration Universelle reconnaît que la dignité inhérente à chaque membre du genre humain est la base de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

La Déclaration reconnaît les droits fondamentaux inhérents à chaque être humain, tels que, entre autres:
  • Le droit à la Vie, Liberté, Sécurité des personnes
  • Le droit à l'Education.
  • Le droit de participer pleinement à la vie culturelle
  • Le droit de ne pas être torturé, ou soumis à des traitements ou punitions ruels et inhumains;
  • La liberté de fuir les persécutions et de chercher asile dans d’autres pays;
  • La liberté de pensée, de conscience et de religion;
  • La liberté d'expression et d'opinion.

Ces droits inhérents doivent être appréciés par chaque homme, femme et enfant à travers le monde, ainsi que par chaque groupe de la société. Aujourd’hui, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est largement considérée comme partie intégrante du droit international usuel.

Texte entier de la Déclaration

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels  (1966)


Le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels est un des deux pactes des droits de l’Homme qui ont une valeur obligatoire (l’autre est le PIDCP), qui fournit un support juridique à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Ce pacte a été signé en 1966, mais il a nécessité une décennie entière pour entrer en vigueur. Il contient 30 articles.

Le Préambule – ou introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels le Pacte
est basé sur:

  • Les êtres humains ne peuvent se libérer de la peur et du besoin que si leurs droits économiques, sociaux et culturels (aussi bien que civils et politiques) sont respectés
  • Les individus ont des devoirs les uns envers les autres et envers les communautés auxquelles ils appartiennent

Le Pacte commence par réitérer quelques droits basiques de l’humanité. Toute personne
a le droit de (à) :

  • Auto-Détermination
  • Déterminer librement leur statut politique et poursuivre leur développement
  • Disposer librement de leurs richesses et ressources

Le Pacte donne également aux citoyens le droit de/à :

  • Travailler. Cela incluse une obligation de l’Etat de développer des programmes de formation professionnelle et technique
  • Créer ou rejoindre un syndicat. Les syndicats peuvent établir des fédérations nationales ou joindre des réseaux internationaux
  • Faire la grève ou protester, à partir du moment où cela est fait en conformité avec la loi
  • Un niveau de vie adéquat, incluant la nourriture, l’habillement et le logement. Les Etats doivent perfectionner leurs méthodes de production de nourriture, et faire en sorte que leurs citoyens ne souffrent plus de la faim
  • Etablir une famille et se marier. Les mères devraient pouvoir bénéficier d’un congé maternité après leur accouchement, et les enfants devraient être protégés de toute exploitation. Le travail des enfants doit être interdit
  •  Santé physique et mentale. Les Etats doivent essayer de réduire le taux de mortalité infantile, d'améliorer les normes d'hygiène, et de chercher à empêcher, traiter et contrôler toute les maladies et épidémies
  • Education. L'éducation primaire doit être obligatoire et libre pour tous ; l'éducation secondaire devrait généralement être accessible à tous; les études supérieures doivent être disponible de même manière
  • Prendre part à la vie culturelle, apprécier le progrès scientifique, et toutes les productions littéraires, artistiques ou scientifiques doivent être protégées par la loi

Texte entier du Pacte


Pacte International sur les Droits Civils et Politiques (1966)


Le PIDCP est le deuxième des deux Pactes Internationaux. Il s’occupe, comme son nom
l’indique, des droits civils et politiques, et reçu plus de pouvoir que son « frère » par l’ONU.
Ses 53 articles  en attestent.

Le Préambule – ou Introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels le
Pacte est fondé :

  • Les êtres humains ne peuvent se libérer de la peur et du besoin que si leurs droits civils et politiques (aussi bien que économiques, sociaux et culturels) sont respectés.
  • Les individus ont des devoirs les uns envers les autres et envers les communautés auxquelles ils appartiennent.

Le Pacte commence par réitérer quelques droits basiques de l’humanité. Toute personne
a le droit de/à :

  • Auto-Détermination
  • Déterminer librement leur statut politique et poursuivre leur développement
  • Disposer librement de leurs richesses et ressources
  • Vie. La peine de mort ne peut imposée que pour les crimes les plus sérieux, et les condamnés à mort ont le droit de chercher le pardon. Les femmes enceintes ainsi que les mineurs de 18 ans ne peuvent être exécutés
  • Liberté et sécurité de la personne. Personne ne peut être ni arrêté ni détenu arbitrairement
  • Traitements humains et respectueux lors d’un séjour en prison
  • Liberté de mouvement et de choisir son lieu de résidence
  • Égalité devant les tribunaux, et auditions justes, impartiales et publiques. Toute personne accusée de crime est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle soit déclarée coupable. Elle doit être jugée sans délai, son crime doit lui être expliqué dans une langue qu’elle comprenne, une aide légale doit lui être apportée, et elle doit avoir le temps de préparer sa défense. Personne ne peut être jugé deux fois pour le même crime.
  • Liberté de pensée, conscience et religion
  • Liberté d’expression et liberté d’association
  • Se rassembler paisiblement
  • Se marier et établir librement une famille
  • Les enfants ont le droit d’acquérir une nationalité et d’être enregistré immédiatement après leur naissance
  • Voter et être élu. Le vote doit être secret et universel
  • Illégalité de toute forme d’esclavage ou de servitude, aussi bien que de la torture, les traitements dégradants ou inhumains
  • L’égalité des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques est garantie
Le Pacte a également établi un Comité des Droits de l’Homme. Les fonctions du Comité sont :
  •  Demander les rapports de n'importe lequel des Etats partie d'état toutes les fois qu'elle le jugera nécessaire
  • Recevoir et enquêter sur les plaintes déposées par un Etat contre un autre Etat qui n’aurait pas respecté ou aurait oublier de punir les infractions au Pacte
  • S’interposer entre les conflits et aider à chercher une solution amiable. Si une solution satisfaisante n’est pas trouvée, le Comité peut établir une Commission qui agira en tant que médiateur final.

 

Texte entier du Pacte

Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants  (1984)


Suite de la Déclaration de 1975, cette Convention est obligatoire pour les Etats signataires (contrairement à son prédécesseur, qui n’était qu’une déclaration d’intention). 140 Etats ont ratifié cette Convention. Elle est plus complexe que la Déclaration de 1975 et contient 33 articles :

Le Préambule – ou introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • Les droits de l’Homme sont inaliénable et universels, et sont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde
  • Les droits de l’Homme procèdent de la dignité inhérente à la personne humaine
  • Les Etats sont tenus d'encourager le respect des droits de l'homme
Le résumé de la Convention
La Convention définit le terme de "torture" comme tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment de :
  •  Obtenir des renseignements ou des aveux,
  • La punir
  • L'intimider ou de faire pression sur elle
  • Discrimination.
La Convention demande aux Etats de :
  •  Prendre des mesures efficaces afin de empêcher que tout acte de torture soit commis
  • Ne pas expulser ni extrader une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture
  • Veiller à ce que tous les actes de torture constituent des infractions au regard de son droit pénal
  • Examiner impartialement les allégations comme quoi des actes de torture auraient été commis sur leur territoire
  • S’assurer que les victimes de torture ont reçu une réparation et une compensation juste et proportionnée
  • Ne pas tenir compte des déclarations obtenues par la torture comme preuve devant les tribunaux
La Convention demandé également la mise en place d’un Comité contre la Torture. Ce Comité se chargera de :
  • Examiner les allégations de torture systématique au sein d’un Etat partie
  • Recevoir les plaintes d’un Etat partie à propos des actes de torture perpétrés par un autre Etat partie
  • Soumettre un rapport sur chacune de ses enquêtes
  • Recevoir les pétitions d’individus qui prétendent avoir été victimes de tortures. Les particuliers doivent, cependant, avoir la nationalité d’un Etat partie à la Convention. En outre, Le particulier doit avoir épuisé tous les recours internes disponibles auparavant.

 

Texte entier du Pacte

Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (1979)


Cette Convention, adoptée en 1979 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, est décrite comme la déclaration des droits des femmes. Elle se compose d’un Préambule et de 30 articles, définit ce qui constitue la discrimination à l’égard des femmes et met en place des programmes d’action nationale afin d’en finir avec de telles discriminations.

Le Préambule – ou Introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels est fondée la Convention :
  • L’égalité de l’homme et de la femme est un droit fondamental de l’Homme ;
  • La discrimination envers les femmes viole les principes de l’égalité des droits et du respect de la dignité humaine ;
  • Le développement complet d’un pays, le bien-être du monde et la cause da la paix demandent la participation maximale des femmes ;
  • Les femmes continuent de faire l’objet d’importantes discriminations ;
  • Le rôle traditionnel de l’homme dans la famille et dans la société doit évoluer autant que celui de la femme si on veut parvenir à une réelle égalité de l’homme et de la femme.
La Convention définit la discrimination à l’égard des femmes comme « toute distinction, exclusion ou restriction sur le sexe qui a pour effet ou pour but de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes (…) des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil».
La Convention liste un nombre de responsabilités que les Etats doivent accepter et mettre en pratique :
  • Inscrire dans leur Constitution le principe de l’égalité des hommes et des femmes ;
  • Interdire toute discrimination envers les femmes ;
  • Protéger les femmes contre tout acte discriminatoire ;
  • S’abstenir de tout acte discriminatoire envers les femmes ;
  • Supprimer toute loi qui constitue une discrimination à l’égard des femmes ;
  • Assurer le plein développement et le progrès des femmes ;
  • Supprimer le trafic des femmes et l’exploitation de la prostitution des femmes ;
  • Reconnaître à la femme l’égalité avec l’homme devant la loi et lui reconnaître également une capacité juridique identique à celle de l’homme.
La Convention réitère quelques droits des femmes ; elles ont le droit de :
  • Voter et être éligibles ;
  • Prendre part à l’élaboration de la politique de l’Etat et occuper des emplois publics ;
  • D’avoir accès à l’éducation, au même titre que les hommes ;
  • Travailler, droit à la sécurité sociale ;
  • Accéder aux services médicaux.
La Convention demande également la mise en place d’un Comité pour l’élimination de  la discrimination à l’égard des femmes, qui se chargerait de :
  • Demander un rapport aux Etats parties sur les mesures prises pour appliquer la Convention et sur les progrès réalisés, tous les 4 ans ;
  • Se réunir tous les ans afin d’examiner les rapports des Etats ;
  • Rendre compte à l’Assemblée Générale des Nations Unies de ses acticités et formuler des suggestions ou recommandations générales.

 

Texte entier du Pacte

Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes


Cette Déclaration a été adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 20 décembre 1993, sans passer par un vote. C’est essentiellement un message de confiance en la Convention sur l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination envers les Femmes.

Le Préambule – ou Introduction- liste quelques principes sur lesquels la Déclaration est fondée :
  • Le besoin urgent d’égalité des genres dans tous les aspects de la vie humaine ;
  • Les obstacles au développement, à la paix et à l’égalité crées par les violences contre les femmes ;
  • La violence contre les femmes est contraire aux droits et libertés fondamentaux ;
  • Le trop long échec à protéger les femmes de la violence ;
  • La violence conter les femmes est la manifestation des relations de pouvoir inégales entre les hommes et les femmes, et cela conduite les femmes à ne pas pouvoir développer entièrement leur potentiel ;
  • Certains groupes de femmes sont plus enclins à souffrir de la violence, telles que les réfugiées, les migrantes, indigentes, handicapées, indigènes et âgées ;
  • Les mouvements de défense des femmes jouent un rôle croissant en dirigeant l’attention du public vers les violences contre les femmes ;
  • Les opportunités limitées, accordées aux femmes, pour accéder à l’égalité sociale, politique et économique.
La Déclaration définit les « violences contre les femmes » comme tout acte de violence basée sur le genre qui résulte, ou qui pourrait résulter, à des blessures sexuelles, physiques ou psychologiques. L’usage de menaces et de contraintes tombe également dans cette définition, peu importe si elles ont été commises au niveau de la vie publique ou privée.
La Déclaration liste quelques exemples de violence contre les femmes :
  • Violence physique, sexuelle ou psychologique, ayant lieu au sein de la famille. Cela inclut les abus sexuels contre les jeunes filles, le viol et les mutilations génitales ;
  • Violence physique, psychologique et sexuelle ayant lieu au sein de la communauté générale, incluant les exemples cités ci-dessus, ainsi que les intimidations sexuelles, le harcèlement et la prostitution forcée ;
  • Violence physique, sexuelle et psychologique ordonnée ou perpétuée par l’Etat.
Les femmes ont le droit à la jouissance et à la protection de tous les droits et libertés fondamentaux.
La Déclaration liste un certain nombre de responsabilités incombant aux Etats. Ils doivent :
  • Condamner la violence à l’égard des femmes et ne pas se soustraire à leurs responsabilités envers les femmes pour quelque raison que ce soit ;
  • Prévenir, enquêter et punir de telles violences ;
  • Fournir aux victimes féminines de telles violences les réparations appropriées ;
  • Développer des mesures et des politiques qui promeuvent les femmes et les protègent de la violence ;
  • Débloquer des fonds dans leur budget annuel pour combattre la violence contre les femmes
Essayer, particulièrement par l’éducation, d’éliminer les préjudices dus au genre et toutes les traditions qui proviennent des relations inégales de pouvoir.
Les différents organes des Nations Unies sont également appelés à contribution. Ils doivent :
  • Encourager la coopération internationale afin d’éliminer la violence contre les femmes ;
  • Promouvoir les réunions et les campagnes qui avertissent le public sur cette question.
  • Inclure des informations sur les tendances à recourir à la violence contre les femmes dans tous les rapports de l’ONU qui s’occupent de problèmes sociaux.

 

Texte entier du Pacte

Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1966)


Un texte primordial des droits de l’Homme, qui a cimenté la notion de droits de l’Homme en tant qu’universels. La Convention est assez longue, divisée en 3 parties et 25 articles.
Le Préambule – ou Introduction- liste quelques uns des principes sur lesquels la Convention est basée :
  • Les Etres humains sont nés libres et égaux, sans distinction de race, sexe, langue ou religion ;
  • Tous les Hommes sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection de la loi ;
  • La fausseté scientifique, nature injuste et dangereuse de n’importe quelle doctrine de supériorité, est basée sur la différenciation raciale ;
  • La discrimination raciale est toujours évidente, que ce soit à un niveau individuel aussi bien que dans la politique gouvernementale institutionnalisée.
La Convention liste un nombre de responsabilités que les Etats doivent accepter et mettre en pratique :
  • Prévenir, condamner, poursuivre et punir toute forme de discrimination raciale ;
  • Protéger les groupes raciaux vulnérables à l’intérieur de leur territoire ;
  • Déclarer illégaux les groupes qui font la promotion de la discrimination raciale, et poursuivre de telles activités ;
  • S’assurer que tous leurs citoyens jouissent du droit d’égalité devant la loi, ainsi que de leurs droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels ;
  • Permettre aux victimes de discrimination raciale le droit d’avoir recours à un procès juste, à des réparations adéquates pour tous les dommages subis ;
  • Prendre des mesures pour combattre les préjudices raciaux, particulièrement dans le domaine de l’éducation.
La Convention établit également un Comité sur l’Elimination de la Discrimination Raciale. Les fonctions du Comité sont les suivantes :
  • Les Etats parties doivent rendre 2 rapports par an au Comité ;
  • Enquêter sur toutes les allégations de discrimination raciale faite devant le Comité par un Etat partie ou un département de l’ONU à propos d’un autre Etat ;
  • Rapporter au Secrétaire Général de l’ONU, une fois par an, sur ses enquêtes ainsi que sur la situation générale au regard de la discrimination raciale.

 

Texte entier du Pacte

Convention relative aux droits de l'enfant (1989)

La Ligue des Nations et les Nations Unies avaient adopté précédemment des déclarations sur les droits de l’enfant et certaines dispositions concernant les enfants avaient été incorporées dans un certain nombre de traités des droits de l’Homme et humanitaire. Récemment,de nombreux rapports concernant les graves afflictions dont souffrent les enfants, telles que la mortalité infantile, les soins médicaux insuffisants et l’accès limité à l’éducation, ainsi que les résultats alarmants de l’exploitation des enfants, la prostitution, le travail forcé et les conséquences des conflits armés (enfants soldats), ont amené de nombreux pays dans le monde à demander une codification des droits de l’enfant dans un Traité compréhensible et obligatoire. La Convention est entrée en vigueur le 2 septembre 1990, moins d’un an après son adoption à l’unanimité par l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Le Préambule – ou Introduction – liste quelques principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humains ainsi que l'égalité et le caractère inaliénable de leurs droits dont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ;
  • L'enfance a droit à une aide et à une assistance spéciales ;
  • La famille, unité fondamentale de la société doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté.
  • Il y a dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, et qu'il est nécessaire d'accorder à ces enfants une attention particulière;
  • L'importance de la coopération internationale pour l'amélioration des conditions de vie des enfants dans tous les pays, et en particulier dans les pays en développement.
La Convention définit les enfants comme : « tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable. »
La Convention comporte quatre principes généraux afin de guider l’implantation des droits des enfants :
  • Non discrimination garantissant l’égalité des chances ;
  • Quand les autorités d’un Etat prennent des décisions qui affectent les enfants, elles doivent prendre en considération les meilleurs intérêts de l’enfant ;
  • Le Droits à la Vie, à la survie et au développement, qui incluse le développement physique, mental, émotionnel, cognitif, social et culturel ;
  • Les enfants doivent être libre d’exprimer leurs opinions, et les jugements de l'enfant étant pris en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
Les Etats parties conviennent que les droits des enfants incluent, entre autres :
  • Education primaire libre et obligatoire ;
  • Protection contre l’exploitation économique, les abus sexuels, les souffrances physiques et mentales et la négligence ;
  • Le droit, pour les enfants handicapés, à des traitements spéciaux et à l’éducation ;
  • Protection des enfants affectés par les conflits armés, contre la prostitution et la pornographie avec des enfants.
D’après l’article 43 de la Convention, le Comité des Droits de l’Enfant a été établi afin de contrôler l’implantation de la Convention par les Etats parties. En mars 2000, un nombre sans précédent de 191 Etats étaient parties à la Convention : le plus grand nombre de ratifications par rapport aux autres instruments internationaux.

Texte entier du Pacte

 

Résumé des Principaux Instruments de l'ONU

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Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948)
ICESCR

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966)

ICCPR Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966)
CAT Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants  (1984)
CEDAW Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (1979)
Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes
ICERD

Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1966)

CRC
ICPRMW Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille( 1990)
Convention relative à l'esclavage
Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
 


Visitez le site de HCHR pour avoir une liste complète des instruments


Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948)


La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comprend un Préambule et 30 articles, visant les droits de l'Homme et les libertés fondamentales auxquelles tous les hommes et femmes peuvent prétendre, sans distinction d'aucune sorte. La Déclaration Universelle reconnaît que la dignité inhérente à chaque membre du genre humain est la base de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

La Déclaration reconnaît les droits fondamentaux inhérents à chaque être humain, tels que, entre autres:
  • Le droit à la Vie, Liberté, Sécurité des personnes
  • Le droit à l'Education.
  • Le droit de participer pleinement à la vie culturelle
  • Le droit de ne pas être torturé, ou soumis à des traitements ou punitions ruels et inhumains;
  • La liberté de fuir les persécutions et de chercher asile dans d’autres pays;
  • La liberté de pensée, de conscience et de religion;
  • La liberté d'expression et d'opinion.

Ces droits inhérents doivent être appréciés par chaque homme, femme et enfant à travers le monde, ainsi que par chaque groupe de la société. Aujourd’hui, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est largement considérée comme partie intégrante du droit international usuel.

Texte entier de la Déclaration

Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels  (1966)


Le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels est un des deux pactes des droits de l’Homme qui ont une valeur obligatoire (l’autre est le PIDCP), qui fournit un support juridique à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Ce pacte a été signé en 1966, mais il a nécessité une décennie entière pour entrer en vigueur. Il contient 30 articles.

Le Préambule – ou introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels le Pacte
est basé sur:

  • Les êtres humains ne peuvent se libérer de la peur et du besoin que si leurs droits économiques, sociaux et culturels (aussi bien que civils et politiques) sont respectés
  • Les individus ont des devoirs les uns envers les autres et envers les communautés auxquelles ils appartiennent

Le Pacte commence par réitérer quelques droits basiques de l’humanité. Toute personne
a le droit de (à) :

  • Auto-Détermination
  • Déterminer librement leur statut politique et poursuivre leur développement
  • Disposer librement de leurs richesses et ressources

Le Pacte donne également aux citoyens le droit de/à :

  • Travailler. Cela incluse une obligation de l’Etat de développer des programmes de formation professionnelle et technique
  • Créer ou rejoindre un syndicat. Les syndicats peuvent établir des fédérations nationales ou joindre des réseaux internationaux
  • Faire la grève ou protester, à partir du moment où cela est fait en conformité avec la loi
  • Un niveau de vie adéquat, incluant la nourriture, l’habillement et le logement. Les Etats doivent perfectionner leurs méthodes de production de nourriture, et faire en sorte que leurs citoyens ne souffrent plus de la faim
  • Etablir une famille et se marier. Les mères devraient pouvoir bénéficier d’un congé maternité après leur accouchement, et les enfants devraient être protégés de toute exploitation. Le travail des enfants doit être interdit
  •  Santé physique et mentale. Les Etats doivent essayer de réduire le taux de mortalité infantile, d'améliorer les normes d'hygiène, et de chercher à empêcher, traiter et contrôler toute les maladies et épidémies
  • Education. L'éducation primaire doit être obligatoire et libre pour tous ; l'éducation secondaire devrait généralement être accessible à tous; les études supérieures doivent être disponible de même manière
  • Prendre part à la vie culturelle, apprécier le progrès scientifique, et toutes les productions littéraires, artistiques ou scientifiques doivent être protégées par la loi

Texte entier du Pacte


Pacte International sur les Droits Civils et Politiques (1966)


Le PIDCP est le deuxième des deux Pactes Internationaux. Il s’occupe, comme son nom
l’indique, des droits civils et politiques, et reçu plus de pouvoir que son « frère » par l’ONU.
Ses 53 articles  en attestent.

Le Préambule – ou Introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels le
Pacte est fondé :

  • Les êtres humains ne peuvent se libérer de la peur et du besoin que si leurs droits civils et politiques (aussi bien que économiques, sociaux et culturels) sont respectés.
  • Les individus ont des devoirs les uns envers les autres et envers les communautés auxquelles ils appartiennent.

Le Pacte commence par réitérer quelques droits basiques de l’humanité. Toute personne
a le droit de/à :

  • Auto-Détermination
  • Déterminer librement leur statut politique et poursuivre leur développement
  • Disposer librement de leurs richesses et ressources
  • Vie. La peine de mort ne peut imposée que pour les crimes les plus sérieux, et les condamnés à mort ont le droit de chercher le pardon. Les femmes enceintes ainsi que les mineurs de 18 ans ne peuvent être exécutés
  • Liberté et sécurité de la personne. Personne ne peut être ni arrêté ni détenu arbitrairement
  • Traitements humains et respectueux lors d’un séjour en prison
  • Liberté de mouvement et de choisir son lieu de résidence
  • Égalité devant les tribunaux, et auditions justes, impartiales et publiques. Toute personne accusée de crime est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle soit déclarée coupable. Elle doit être jugée sans délai, son crime doit lui être expliqué dans une langue qu’elle comprenne, une aide légale doit lui être apportée, et elle doit avoir le temps de préparer sa défense. Personne ne peut être jugé deux fois pour le même crime.
  • Liberté de pensée, conscience et religion
  • Liberté d’expression et liberté d’association
  • Se rassembler paisiblement
  • Se marier et établir librement une famille
  • Les enfants ont le droit d’acquérir une nationalité et d’être enregistré immédiatement après leur naissance
  • Voter et être élu. Le vote doit être secret et universel
  • Illégalité de toute forme d’esclavage ou de servitude, aussi bien que de la torture, les traitements dégradants ou inhumains
  • L’égalité des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques est garantie
Le Pacte a également établi un Comité des Droits de l’Homme. Les fonctions du Comité sont :
  •  Demander les rapports de n'importe lequel des Etats partie d'état toutes les fois qu'elle le jugera nécessaire
  • Recevoir et enquêter sur les plaintes déposées par un Etat contre un autre Etat qui n’aurait pas respecté ou aurait oublier de punir les infractions au Pacte
  • S’interposer entre les conflits et aider à chercher une solution amiable. Si une solution satisfaisante n’est pas trouvée, le Comité peut établir une Commission qui agira en tant que médiateur final.

 

Texte entier du Pacte

Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants  (1984)


Suite de la Déclaration de 1975, cette Convention est obligatoire pour les Etats signataires (contrairement à son prédécesseur, qui n’était qu’une déclaration d’intention). 140 Etats ont ratifié cette Convention. Elle est plus complexe que la Déclaration de 1975 et contient 33 articles :

Le Préambule – ou introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • Les droits de l’Homme sont inaliénable et universels, et sont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde
  • Les droits de l’Homme procèdent de la dignité inhérente à la personne humaine
  • Les Etats sont tenus d'encourager le respect des droits de l'homme
Le résumé de la Convention
La Convention définit le terme de "torture" comme tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment de :
  •  Obtenir des renseignements ou des aveux,
  • La punir
  • L'intimider ou de faire pression sur elle
  • Discrimination.
La Convention demande aux Etats de :
  •  Prendre des mesures efficaces afin de empêcher que tout acte de torture soit commis
  • Ne pas expulser ni extrader une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture
  • Veiller à ce que tous les actes de torture constituent des infractions au regard de son droit pénal
  • Examiner impartialement les allégations comme quoi des actes de torture auraient été commis sur leur territoire
  • S’assurer que les victimes de torture ont reçu une réparation et une compensation juste et proportionnée
  • Ne pas tenir compte des déclarations obtenues par la torture comme preuve devant les tribunaux
La Convention demandé également la mise en place d’un Comité contre la Torture. Ce Comité se chargera de :
  • Examiner les allégations de torture systématique au sein d’un Etat partie
  • Recevoir les plaintes d’un Etat partie à propos des actes de torture perpétrés par un autre Etat partie
  • Soumettre un rapport sur chacune de ses enquêtes
  • Recevoir les pétitions d’individus qui prétendent avoir été victimes de tortures. Les particuliers doivent, cependant, avoir la nationalité d’un Etat partie à la Convention. En outre, Le particulier doit avoir épuisé tous les recours internes disponibles auparavant.

 

Texte entier du Pacte

Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (1979)


Cette Convention, adoptée en 1979 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, est décrite comme la déclaration des droits des femmes. Elle se compose d’un Préambule et de 30 articles, définit ce qui constitue la discrimination à l’égard des femmes et met en place des programmes d’action nationale afin d’en finir avec de telles discriminations.

Le Préambule – ou Introduction – liste quelques uns des principes sur lesquels est fondée la Convention :
  • L’égalité de l’homme et de la femme est un droit fondamental de l’Homme ;
  • La discrimination envers les femmes viole les principes de l’égalité des droits et du respect de la dignité humaine ;
  • Le développement complet d’un pays, le bien-être du monde et la cause da la paix demandent la participation maximale des femmes ;
  • Les femmes continuent de faire l’objet d’importantes discriminations ;
  • Le rôle traditionnel de l’homme dans la famille et dans la société doit évoluer autant que celui de la femme si on veut parvenir à une réelle égalité de l’homme et de la femme.
La Convention définit la discrimination à l’égard des femmes comme « toute distinction, exclusion ou restriction sur le sexe qui a pour effet ou pour but de détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes (…) des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil».
La Convention liste un nombre de responsabilités que les Etats doivent accepter et mettre en pratique :
  • Inscrire dans leur Constitution le principe de l’égalité des hommes et des femmes ;
  • Interdire toute discrimination envers les femmes ;
  • Protéger les femmes contre tout acte discriminatoire ;
  • S’abstenir de tout acte discriminatoire envers les femmes ;
  • Supprimer toute loi qui constitue une discrimination à l’égard des femmes ;
  • Assurer le plein développement et le progrès des femmes ;
  • Supprimer le trafic des femmes et l’exploitation de la prostitution des femmes ;
  • Reconnaître à la femme l’égalité avec l’homme devant la loi et lui reconnaître également une capacité juridique identique à celle de l’homme.
La Convention réitère quelques droits des femmes ; elles ont le droit de :
  • Voter et être éligibles ;
  • Prendre part à l’élaboration de la politique de l’Etat et occuper des emplois publics ;
  • D’avoir accès à l’éducation, au même titre que les hommes ;
  • Travailler, droit à la sécurité sociale ;
  • Accéder aux services médicaux.
La Convention demande également la mise en place d’un Comité pour l’élimination de  la discrimination à l’égard des femmes, qui se chargerait de :
  • Demander un rapport aux Etats parties sur les mesures prises pour appliquer la Convention et sur les progrès réalisés, tous les 4 ans ;
  • Se réunir tous les ans afin d’examiner les rapports des Etats ;
  • Rendre compte à l’Assemblée Générale des Nations Unies de ses acticités et formuler des suggestions ou recommandations générales.

 

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Déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes


Cette Déclaration a été adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 20 décembre 1993, sans passer par un vote. C’est essentiellement un message de confiance en la Convention sur l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination envers les Femmes.

Le Préambule – ou Introduction- liste quelques principes sur lesquels la Déclaration est fondée :
  • Le besoin urgent d’égalité des genres dans tous les aspects de la vie humaine ;
  • Les obstacles au développement, à la paix et à l’égalité crées par les violences contre les femmes ;
  • La violence contre les femmes est contraire aux droits et libertés fondamentaux ;
  • Le trop long échec à protéger les femmes de la violence ;
  • La violence conter les femmes est la manifestation des relations de pouvoir inégales entre les hommes et les femmes, et cela conduite les femmes à ne pas pouvoir développer entièrement leur potentiel ;
  • Certains groupes de femmes sont plus enclins à souffrir de la violence, telles que les réfugiées, les migrantes, indigentes, handicapées, indigènes et âgées ;
  • Les mouvements de défense des femmes jouent un rôle croissant en dirigeant l’attention du public vers les violences contre les femmes ;
  • Les opportunités limitées, accordées aux femmes, pour accéder à l’égalité sociale, politique et économique.
La Déclaration définit les « violences contre les femmes » comme tout acte de violence basée sur le genre qui résulte, ou qui pourrait résulter, à des blessures sexuelles, physiques ou psychologiques. L’usage de menaces et de contraintes tombe également dans cette définition, peu importe si elles ont été commises au niveau de la vie publique ou privée.
La Déclaration liste quelques exemples de violence contre les femmes :
  • Violence physique, sexuelle ou psychologique, ayant lieu au sein de la famille. Cela inclut les abus sexuels contre les jeunes filles, le viol et les mutilations génitales ;
  • Violence physique, psychologique et sexuelle ayant lieu au sein de la communauté générale, incluant les exemples cités ci-dessus, ainsi que les intimidations sexuelles, le harcèlement et la prostitution forcée ;
  • Violence physique, sexuelle et psychologique ordonnée ou perpétuée par l’Etat.
Les femmes ont le droit à la jouissance et à la protection de tous les droits et libertés fondamentaux.
La Déclaration liste un certain nombre de responsabilités incombant aux Etats. Ils doivent :
  • Condamner la violence à l’égard des femmes et ne pas se soustraire à leurs responsabilités envers les femmes pour quelque raison que ce soit ;
  • Prévenir, enquêter et punir de telles violences ;
  • Fournir aux victimes féminines de telles violences les réparations appropriées ;
  • Développer des mesures et des politiques qui promeuvent les femmes et les protègent de la violence ;
  • Débloquer des fonds dans leur budget annuel pour combattre la violence contre les femmes
Essayer, particulièrement par l’éducation, d’éliminer les préjudices dus au genre et toutes les traditions qui proviennent des relations inégales de pouvoir.
Les différents organes des Nations Unies sont également appelés à contribution. Ils doivent :
  • Encourager la coopération internationale afin d’éliminer la violence contre les femmes ;
  • Promouvoir les réunions et les campagnes qui avertissent le public sur cette question.
  • Inclure des informations sur les tendances à recourir à la violence contre les femmes dans tous les rapports de l’ONU qui s’occupent de problèmes sociaux.

 

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Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1966)


Un texte primordial des droits de l’Homme, qui a cimenté la notion de droits de l’Homme en tant qu’universels. La Convention est assez longue, divisée en 3 parties et 25 articles.
Le Préambule – ou Introduction- liste quelques uns des principes sur lesquels la Convention est basée :
  • Les Etres humains sont nés libres et égaux, sans distinction de race, sexe, langue ou religion ;
  • Tous les Hommes sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection de la loi ;
  • La fausseté scientifique, nature injuste et dangereuse de n’importe quelle doctrine de supériorité, est basée sur la différenciation raciale ;
  • La discrimination raciale est toujours évidente, que ce soit à un niveau individuel aussi bien que dans la politique gouvernementale institutionnalisée.
La Convention liste un nombre de responsabilités que les Etats doivent accepter et mettre en pratique :
  • Prévenir, condamner, poursuivre et punir toute forme de discrimination raciale ;
  • Protéger les groupes raciaux vulnérables à l’intérieur de leur territoire ;
  • Déclarer illégaux les groupes qui font la promotion de la discrimination raciale, et poursuivre de telles activités ;
  • S’assurer que tous leurs citoyens jouissent du droit d’égalité devant la loi, ainsi que de leurs droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels ;
  • Permettre aux victimes de discrimination raciale le droit d’avoir recours à un procès juste, à des réparations adéquates pour tous les dommages subis ;
  • Prendre des mesures pour combattre les préjudices raciaux, particulièrement dans le domaine de l’éducation.
La Convention établit également un Comité sur l’Elimination de la Discrimination Raciale. Les fonctions du Comité sont les suivantes :
  • Les Etats parties doivent rendre 2 rapports par an au Comité ;
  • Enquêter sur toutes les allégations de discrimination raciale faite devant le Comité par un Etat partie ou un département de l’ONU à propos d’un autre Etat ;
  • Rapporter au Secrétaire Général de l’ONU, une fois par an, sur ses enquêtes ainsi que sur la situation générale au regard de la discrimination raciale.

 

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Convention relative aux droits de l'enfant (1989)

La Ligue des Nations et les Nations Unies avaient adopté précédemment des déclarations sur les droits de l’enfant et certaines dispositions concernant les enfants avaient été incorporées dans un certain nombre de traités des droits de l’Homme et humanitaire. Récemment,de nombreux rapports concernant les graves afflictions dont souffrent les enfants, telles que la mortalité infantile, les soins médicaux insuffisants et l’accès limité à l’éducation, ainsi que les résultats alarmants de l’exploitation des enfants, la prostitution, le travail forcé et les conséquences des conflits armés (enfants soldats), ont amené de nombreux pays dans le monde à demander une codification des droits de l’enfant dans un Traité compréhensible et obligatoire. La Convention est entrée en vigueur le 2 septembre 1990, moins d’un an après son adoption à l’unanimité par l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Le Préambule – ou Introduction – liste quelques principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humains ainsi que l'égalité et le caractère inaliénable de leurs droits dont le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ;
  • L'enfance a droit à une aide et à une assistance spéciales ;
  • La famille, unité fondamentale de la société doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté.
  • Il y a dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, et qu'il est nécessaire d'accorder à ces enfants une attention particulière;
  • L'importance de la coopération internationale pour l'amélioration des conditions de vie des enfants dans tous les pays, et en particulier dans les pays en développement.
La Convention définit les enfants comme : « tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable. »
La Convention comporte quatre principes généraux afin de guider l’implantation des droits des enfants :
  • Non discrimination garantissant l’égalité des chances ;
  • Quand les autorités d’un Etat prennent des décisions qui affectent les enfants, elles doivent prendre en considération les meilleurs intérêts de l’enfant ;
  • Le Droits à la Vie, à la survie et au développement, qui incluse le développement physique, mental, émotionnel, cognitif, social et culturel ;
  • Les enfants doivent être libre d’exprimer leurs opinions, et les jugements de l'enfant étant pris en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
Les Etats parties conviennent que les droits des enfants incluent, entre autres :
  • Education primaire libre et obligatoire ;
  • Protection contre l’exploitation économique, les abus sexuels, les souffrances physiques et mentales et la négligence ;
  • Le droit, pour les enfants handicapés, à des traitements spéciaux et à l’éducation ;
  • Protection des enfants affectés par les conflits armés, contre la prostitution et la pornographie avec des enfants.
D’après l’article 43 de la Convention, le Comité des Droits de l’Enfant a été établi afin de contrôler l’implantation de la Convention par les Etats parties. En mars 2000, un nombre sans précédent de 191 Etats étaient parties à la Convention : le plus grand nombre de ratifications par rapport aux autres instruments internationaux.

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Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (1990)


A travers l’histoire, les personnes ont traversé les frontières pour de nombreuses raisons, incluant les conflits armés, les persécutions ou encore la pauvreté. Des millions de personnes vivent en tant que travailleurs migrants, étrangers des pays dans lesquels ils résident. Malheureusement, en tant qu’étrangers, ils peuvent être la cible de suspicions ou d’hostilité et l’incapacité à être intégré dans une société les place souvent parmi les groupes les plus désavantagés de l’Etat d’accueil. Un grand nombre de travailleurs migrants ne pas informés ou mal préparés à faire face à la vie et au travail dans un pays étranger. Les inquiétudes à ce sujet ont amené à l’adoption de la Convention Internationale des Droits des tous les Travailleurs Migrants et des Membres de leur Famille. La Convention a été adoptée par l’Assemblée Générale le 18 décembre 1990 et entrera en vigueur après la ratification par 20 Etats. En mars 200, elle n’avait été ratifiée que par 12 Etats.
Le Préambule – ou Introduction – liste quelques principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • Importance et de l'ampleur du phénomène migratoire, qui met en cause des millions de personnes et affecte un grand nombre de pays de la communauté internationale ;
  • Conscience de l'effet des migrations de travailleurs sur les Etats et les populations en cause et désir de fixer des normes permettant aux Etats d'harmoniser leurs attitudes en acceptant certains principes fondamentaux ;
  • La situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent fréquemment les travailleurs migrants et les membres de leur famille ;
  • L'emploi de travailleurs migrants en situation irrégulière sera découragé si les droits fondamentaux de tous les travailleurs migrants sont plus largement reconnus
La Convention stipule que les personnes qui sont considérées comme des travailleurs migrants ont le droit de jouir de leur droits de l’Homme durant tout le processus de migration, ce qui inclut :
  • La préparation à la migration ;
  • Le transit ;
  • Le séjour et le retour dans leur Etat d’origine ou de résidence habituelle.
Au niveau des conditions de travail, les travailleurs migrants ont des droits équivalent à ceux des nationaux de l’Etat d’accueil, incluant les droits de :
  • Rejoindre un syndicat ;
  • Sécurité sociale ;
  • Soins médicaux d’urgence.
Les Etats partie sont obligés de :
  • Etablir des politiques sur les migrations ;
  • Echanger des informations avec les employeurs ;
  • Fournir une assistance aux travailleurs migrants et à leurs familles.
En contrepartie, la Convention stipule que les travailleurs migrants et leur famille doivent se conformer avec la loi de l’Etat d’accueil.
La Convention fait la distinction entre les travailleurs migrants légaux et illégaux. Elle n’exige pas que ces traitements soient étendus aux travailleurs illégaux mais elle cherche plutôt à éliminer les mouvement clandestins et illégaux ainsi que l’emploi de travailleurs migrants qui sont dans une situation irrégulière.

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Convention relative à l'esclavage


La Convention relative à l’Esclavage, un des plus anciens textes relatifs aux droits de l’Homme, contient 12 articles. Un Protocole de 1953 a adapté la Convention aux Nations Unies, sans rien altérer du texte original. La Convention ne contient pas de préambule – un signe de son âge. Pratiquement tous les Etats du monde ont ratifié la Convention, que ce soit dans sa forme originale ou amendée – la Chine étant l’exception notable.
L’esclavage est défini comme le fait qu’une personne « appartienne » matériellement à une autre. Le commerce des esclaves contient tout acte de commerce ou de transport d’esclaves, incluant l’acquisition, l’échange, ou la détention d’une personne dans le but d’en faire un esclave.
La Convention déclare que les Etats doivent :
  • Empêcher et supprimer le commerce des esclaves ;
  • Abolir totalement l’esclavage ;
  • Empêcher le transport d’esclaves dans leurs eaux territoriales, et supprimer les navires qui prennent part au commerce des esclaves ;
  • Introduire une législation adéquate rendant illégal l’esclavage sous toutes ses formes ;
  • Soumettre tous les conflits interétatiques, qui relèvent du domaine de l’esclavage, à la Court Internationale de Justice ;
Le travail forcé est seulement permis pour des raisons publiques (comme les prisonniers).

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Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide

Malgré deux décennies de pressions, il a fallu attendre l’Holocauste Nazi pour que la communauté internationale adopte une Convention qui proscrive le génocide. 133 Etats ont ratifié la Convention. Elle a été supplantée par les Statuts de la Court Pénale Internationale, mais demeure une Convention marquante des droits de l’Homme.
Le Préambule – ou introduction – liste quelques principes sur lesquels la Convention est fondée :
  • La nature criminelle du génocide, ainsi que sa condamnation par le monde civilisé ;
  • La nature destructrice du génocide ainsi que son incidence tout au long de l’histoire de l’humanité ;
  • La coopération internationale est essentielle pour débarrasser le monde d’un tel fléau.
La Déclaration commence avec une définition de ce qui constitue un génocide. Cette définition a résisté à l’épreuve du temps et a été inclue mot pour mot dans les Statuts de la Cour Pénale Internationale. Il convient toutefois de la citer encore : … le génocide est définit par les actes suivants, commis dans l’intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, tels que :
  • Tuer les membres d’un même groupe ;
  • Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
  • Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
  • Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
  • Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.
N’est pas seulement punissable l’acte de commettre un génocide, mais également :
  • L'entente en vue de commettre le génocide;
  • L'incitation directe et publique à commettre le génocide;
  • La tentative de génocide ;
  • La complicité dans le génocide.
Personne n’est exempt d’être jugé coupable de génocide, quelle que soit leur position officielle.
Une personne accusée de génocide doit être jugée par un tribunal à l’intérieur de l’Etat où le génocide est supposé avoir été commis, ou alors par un tribunal international lorsque les différents Etats impliqués en ont reconnu la nécessité.
Chaque Etat ayant signé la Convention peut réclamer aux Nations Unies de prendre des mesures sur la prévention et la suppression d’un génocide.

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