Entretien avec l’auteur : Mazen Chaqoura

En quelques phrases, comment décrivez-vous la situation de la  liberté d’association dans les territoires palestiniens occupés ?

 La situation actuelle de la liberté d’association est mauvaise et peut se détériorer si la situation politique actuelle subsiste, tant au niveau palestinien interne que par rapport au siège  israélien sur la bande de Gaza et aussi la séparation politique et géographique entre les deux bandes. En termes d’enregistrement de nouvelles associations à Gaza, la situation est gelée par le gouvernement de Hamas dans la bande de Gaza en outre de la fermeture de nombreuses organisations du Mouvement Fath ou même celles qui sont proche de l’Autorité d’Abbas. La même pratique est suivie par le gouvernement d’Abbas, où cent trente ONGS ont été dissoutes parce qu’elles étaient proches ou affiliées à Hamas. La polarisation politique actuelle donne une idée sur la société civile palestinienne. Les deux autorités politiques commettent des pratiques illégales contre les ONGS enregistrées dans les deux bandes du territoire palestinien.


Quel est le principal point positif dans la situation ? 

D'un point de vue législatif et procédural, il est très difficile de parler d'aspects positifs dans la situation actuelle, mais il est possible de parler de la cohérence et la coordination entre les ONGS qui a augmenté afin de faire face à toute attaque de la part des deux gouvernements.

 
Le principal point négatif?

L'un des plus importants points négatifs, c'est l'absence des procédures légales lors de la fermeture, la confiscation et la recherche des ONGS. En outre de la souffrance prolongée des ONGS à cause de la  pression exercée sur eux par les deux parties afin de prendre position à l'actuel conflit politique ou d'être fidèle à l'une des parties au détriment de l'autre. Cette situation de polarisation a créé un environnement malsain pour le travail des ONGS, en particulier pour les droits de l'homme et pour la bonne gouvernance des secteurs.

Quelle est votre opinion personnelle sur la liberté d'association dans les territoires palestiniens occupés?
La situation risque de s’aggraver.

Mazen Shaqoura est un agent de programme à la Direction suisse du développement et de coopération


Interview réalisée en Novembre 2007