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Entretien avec l'auteur: Rina Rosenberg
Comment peut-on décrire, en quelques phrases, l’exercice de la liberté d’association en Israël ?Aujourd’hui, en Israël, il existe des milliers d’associations enregistrées menant un grand nombre d’opérations dans les domaines des droits de l’homme, du changement et du développement social, et agissant en faveur d’autres œuvres charitables. Cependant, la loi d’association israélienne de 1980 octroie un très grand pouvoir au bureau d’état civil pour intervenir dans le travail, les finances et les décisions des associations, ce qui limite les droits des individus à exercer leur pleine liberté d’association.
Quel est le principal point positif dans la situation actuelle de la liberté d’association ?
Il existe une révision judiciaire des décisions du bureau d’état civil qui créée un système de freins et contrepoids, et qui parfois le dissuade de prendre des mesures radicales et arbitraires.
Les dispositions de l’ « Emergency (Defense) Regulations » (mesures d’urgence (de défense)) de 1945 sont toujours en vigueur en Israël et donnent le pouvoir aux autorités de fermer toute association sans suivre un quelconque processus légal (par exemple : aucune explication donnée et usage de témoignages secrets).
Quels sont les obstacles à l’exercice serein de la liberté d’association en Israël ?
Il existe un long retard dans le processus d’enregistrement des associations, ce qui restreint l’exercice de la liberté d’association. Au cours de ce processus, ceux qui cherchent à fonder une association doivent fréquemment faire face à de nombreuses questions hors-propos de la part du bureau d’état civil. Dans ce cas, celui-ci abuse de son pouvoir.
Quel est votre sentiment personnel sur l’avenir de cette liberté ?
Tenant compte du fait qu’Israël dispose toujours de l’Emergency Regulations et que le discours israélien « anti-terroriste » est de plus en plus utilisé comme une justification à des mesures gouvernementales radicales, le bureau d’état civil et les autorités pourraient user arbitrairement de leur pouvoir contre les associations palestiniennes.
Entretien réalisé en décembre 2007



