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Entretien avec...
Pour des raisons de sécurité, la personne interrogée a souhaité rester anonyme
Comment peut-on décrire, en quelques phrases, l’exercice de la liberté d’association?
Il n’y a aucune liberté d’association en Syrie. C’est un pays où la loi prévoit une peine de mort lorsqu’une association reçoit des fonds destinés à l’opposition politique, l’administration décidant du contexte et de l’ampleur de la trahison.
Il faut ajouter que cette loi n’a jusqu’aujourd’hui été appliquée qu’envers les individus joignant le groupe des frères musulmans.
Quel est le principal point positif dans la situation actuelle de la liberté d’association ?
Il existe une dizaine d’association des droits de l’Homme qui ne sont pas déclarées mais qui continuent à travailler entre l’enclume et le marteau. Le courage et la volonté de ces hommes et femmes est le plus positif des points.
Certains défendeurs sont aujourd’hui très sollicités par des organisations internationales de droits de l’Homme. Cet intérêt croissant redonne de la confiance aux défenseurs qui se sentent un peu plus soutenu par l’extérieur.
Le principal point négatif ?
Ces défendeurs des droits humains ne savent jamais quand une attaque des forces de l’ordre interviendra, quand leur vie basculera. Nous avons toujours peur de prendre de leur faire prendre des risques inutiles.
Quels sont les obstacles à l’exercice serein de la liberté d’association ?
Les obstacles sont l’état d’urgence dicté par l’absolutisme des administrations qu’on peut qualifier de moyenâgeux.
Quel est votre sentiment personnel sur l’avenir de cette liberté ?
Tant qu’il n’y pas un changement de régime politique, nous nous ne pouvons sérieusement pas être optimiste.
Interview réalisée en novembre 2007
Interview réalisée en novembre 2007



